Sandrine,
auteur-bassiste-manager du groupe, affiche d'emblée sa joie de
vivre et lance dans un accent qui trompe ses origines
toulousaines:
"On
s'est appelés les "désabusés" pour se moquer de la
société si pessimiste... nous sommes de grands
optimistes...". Sandrine ne revendique pas son rôle de
"femme leader" et préfère de loin contribuer à
apporter à son groupe "cette rage fine, cette douceur
mélodique....". Certes, ses premiers modèles furent Hole,
L7 ou Véruca Salt, mais Sandrine rectifie le tir: "J'ai
changé! A l'époque, il y avait peu de femmes dans les groupes
français. Je ne pouvais donc être qu'être attirée par un
certain rock américain. Aujourd'hui, notamment grâce à des
groupes comme Candie Prune ou Dolly, je fais beaucoup plus
attention à ce qui se passe chez nous. |
Il
y a maintenant en France plein de talents qui ne sont pas
médiatisés, qui sont mal représentés et peu écoutés, femmes
ou non!!!". Tout juste sorti d'une tournée avec Dionysos et
Mary's Child, les Despondents ont bien l'intention de poursuivre,
avec ce nouvel album, leur conception mathématique de la musique.
Sandrine s'explique: "Notre musique a cet aspect rigoureux
parce qu'elle est lourde et rythmée et les textes sont
abstraits... Et si, au bout du compte, les gens saisissent le
rapport de force que nous essayons de rendre entre les émotions
et la rigueur de la vie, ce n'est déjà pas si mal!". Puis,
après avoir abordé le ton du prochain album, renchérit:
"Il sera mûr, doux, féminin et ... français
(rires)!!!" Ca tombe bien, non?
Jade
Petit |